La Guinée bénéficiera de 136, 1 millions de dollars du Fonds mondial sur la période 2027- 2029

La Guinée bénéficiera de 136,1 millions de dollars du Fonds mondial pour la période 2027-2029

La Guinée bénéficiera, pour la période 2027-2029, d’une allocation de 130,1 millions de dollars du Fonds mondial dans le cadre du huitième cycle de financement (GC8). Cette enveloppe sera consacrée à la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, ainsi qu’au renforcement des systèmes de santé. À cette allocation de base s’ajoutent 6 millions de dollars de fonds catalytiques, destinés notamment à améliorer les services de santé en faveur des femmes et des enfants.

À Conakry, les organisations de la société civile se sont réunies, ce mardi 11 août 2026, pour faire le point sur cette allocation, partager les résultats de la demande de financement et préparer le suivi des priorités retenues.

La société civile appelée à jouer pleinement son rôle

C’est dans ce contexte que les organisations de la société civile guinéenne membres de l’Instance nationale de coordination des subventions du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme en Guinée (ICN-Guinée) ont organisé une réunion de rétro-information.

Présidée par le Coordonnateur national de l’ICN-Guinée, la rencontre visait notamment à outiller les organisations de la société civile, dont CJMAD-Guinée, en sa qualité de représentant d’un groupe constitutif, afin de restituer à leurs bases les résultats de la demande de financement et de présenter les prochaines étapes du processus.

Dans son intervention, le Dr Soriba Camara a rappelé l’importance de la participation de chaque acteur au sein d’une instance multisectorielle, ainsi que le principe de redevabilité.

« Il faudrait que tous les secteurs présents au sein de l’ICN puissent au moins donner leur point de vue, non seulement par rapport à la mission de l’ICN, mais également sur un autre principe important : la redevabilité. L’ICN est composée de représentants de différents secteurs, dont chaque mandant a la responsabilité de rendre compte à sa base. »

Selon lui, les séances de rétro-information permettent aux représentants de rendre compte des activités menées par l’ICN, mais aussi de recueillir les avis et recommandations de leurs bases afin de mieux défendre leurs positions au sein de l’Instance nationale de coordination.

Près de 600 millions de dollars mobilisés depuis la création de l’ICN

Depuis sa création, l’ICN-Guinée a contribué à la mobilisation de près de 600 millions de dollars en faveur de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Ces financements ont notamment permis d’améliorer l’accès aux traitements antirétroviraux, de renforcer la prise en charge de la tuberculose et de soutenir les interventions de lutte contre le paludisme.

Malgré ces avancées, les besoins restent importants. La Guinée compte environ 131 337 personnes vivant avec le VIH et enregistre près de 4 700 nouvelles infections chaque année.

En 2025, 18 556 cas de tuberculose ont été notifiés, tandis qu’environ 7 445 cas n’auraient pas encore été détectés. Le paludisme demeure également la première cause de morbidité dans le pays, représentant environ 53 % de la morbidité nationale.

Des interventions ciblées dans le cadre du GC8

Face à ces défis, le huitième cycle de financement prévoit plusieurs interventions prioritaires.

Dans le domaine de la tuberculose, l’accent sera mis sur le renforcement du dépistage et de la prise en charge, notamment chez les enfants.

Pour le paludisme, des moustiquaires de nouvelle génération seront déployées et les traitements seront diversifiés dans 33 districts sanitaires.

Le dispositif communautaire sera également renforcé avec la formation de relais communautaires (RECO) polyvalents, appelés à intervenir sur les trois principales maladies ciblées par le Fonds mondial.

30 priorités identifiées, 20 retenues

La société civile et les communautés ont également participé aux consultations préparatoires à la demande de financement. Ces consultations ont réuni 270 participants dans cinq régions et permis d’identifier 30 priorités.

Sur ces 30 priorités, 20 ont été retenues dans la demande de financement du GC8.

La prochaine étape consistera donc à suivre la mise en œuvre effective des priorités retenues et à examiner le devenir des dix autres propositions.

Au-delà de la mobilisation des ressources, l’enjeu pour la société civile et les communautés est désormais de transformer leur participation au processus en une véritable influence sur les décisions, mais aussi d’assurer un suivi citoyen de l’utilisation des financements et des résultats obtenus sur le terrain.

La réussite de ce nouveau cycle dépendra ainsi autant des ressources mobilisées que de la capacité des différents acteurs à assurer la transparence, la redevabilité et un suivi régulier des engagements pris.

Cellule de Communication de la CJMAD- Guinée

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