Balayez devant vos portes , au lieu de passionner le débat sur la crise politique sénégalaise.

Quand il s’agit de son propre pays, on marche sur des œufs. Mais, quand il s’agit du Sénégal ou d’un autre pays, on s’exprime en toute liberté.
Selon qu’on soit « Diomayiste » ou « Sonkoïste », on critique ouvertement le chef d’État ou le Premier ministre sénégalais. On ne prend parfois aucune précaution de langage pour parler de l’un ou de l’autre.
C’est là qu’on se rend compte de l’utilité de la liberté d’expression, avec son corollaire, le droit de critique. La liberté d’expression consiste, comme son nom l’indique, à exprimer ses idées par la parole, l’écriture, les médias, l’art ou d’autres dans le respect de la loi et des droits des autres.
Le droit de critique fait partie intégrante de la liberté d’expression. C’est d’ailleurs, au nom de la liberté d’expression que des infractions comme l’offense au chef de l’État ont été supprimées, par exemple, dans le pays qui nous sert de référence en matière de droits de l’homme. Et les raisons de cette réforme étaient parfaitement justifiées.
Dans nos pays, la liberté d’expression est formellement consacrée. Mais son effectivité reste un sérieux problème.
Pour relativiser cette liberté et même justifier des atteintes qui lui sont régulièrement portées, on s’amuse même à rappeler cette phrase attribuée à un dirigeant africain :  » La liberté d’expression est garantie mais la liberté après l’expression n’est pas garantie ». Cela veut toit dire. Source: Maître Mohamed Traoré Ancien bâtonnier