
LE DIAGNOSTIC DE DOCTEUR FAYA MILLIMONO APRÈS LA FIÈVRE NATIONALE.
Il est intéressant de se pencher sur cet extrait de l’interview du docteur Faya Millimono sur le déroulement de ces élections du 31 mai.
L’évènement en vaut la chandelle car il s’agit quand même du docteur Faya. On peut ne pas apprécier son association à cette mascarade électorale depuis le début, mais il serait d’un très mauvais goût de le prendre pour un imbécile.
Son niveau académique ainsi que son expérience politique ne souffrent absolument d’aucune ambiguïté ; donc, contrairement aux autres compétiteurs amateurs qui ne cessent de dénoncer les manquements, la version du docteur Faya Millimono est à mon sens la plus importante dans l’état.
Sur le site d’informations Kumpital, le docteur Millimono démarre comme suit.
« Selon ce que nous avons constaté, le vote s’est passé dans le calme même s’il y a eu quelques violences notamment à Beyla où le sang a brièvement coulé, mais il n’y avait pas d’engouement.
Nous avons passé toute la journée à nous promener dans les bureaux de vote, mais il n’y avait pas d’engouement. Si le matin très tôt vers 10 h ou 11 h il n’y en a pas eu, entre 13 h et 15 h non plus, vers 17 h et 18 h il n’y en a pas eu.
Alors on se demande à quel moment un grand nombre d’électeurs seraient venus aux urnes pour voter ?
Ça, c’est un constat qu’il faut faire », disait le docteur Faya Millimono, président d’honneur du Bloc libéral.
Il poursuit la dénonciation des anomalies notamment sur l’absence des procès-verbaux.
Dans la plupart des bureaux de vote de Conakry souligne-t-il.
« Pour l’intérieur du pays, le constat était visiblement plus alarmant » martèle le docteur Faya.
L’absence des fiches d’émargement pour le vote par procuration et le vote par dérogation.
Il prend l’exemple de Gueckedougou ; dans cette localité, les gens ont été aperçus en se promenant avec des urnes contenant des PV déjà pré-cochés.
Selon le docteur Millimono, les délégués de son parti ont œuvré afin que ces individus soient interpellés et entendus sous PV.
Pour ce qui est de la circonscription de Yomou, le préfet a ordonné que toutes les urnes soient transportées dans une maison, et il a empêché tous les représentants des compétiteurs d’être présents.
Or, cet état de fait est totalement contraire à la loi.
Les faits sont nombreux, mais je m’arrête là.
La question est la suivante, d’où viennent ces chiffres lus par la directrice de la direction générale des élections ?
