Lutte contre la corruption: mon oncle, je vous croirai quand Charles Wright aura réellement les mains libres .

Lutte contre la corruption : mon oncle, je vous croirai quand Charles Wright aura réellement les mains libres

J’ai lu le discours de mon oncle sur sa volonté affichée de lutter contre la corruption. Les mots sont forts, les intentions sont belles, mais comme toujours, je reste sur ma faim.

Je le croirai véritablement le jour où il laissera Charles Wright travailler librement, sans frein et sans distinction entre les personnes concernées.

Parce que j’ai en ma possession plusieurs dossiers dans lesquels, Charles Wright a voulu engager des poursuites, mais aurait été freiné.

Mon oncle, levez le pied sur le dossier de Djiba Diakité. Lorsque Charles Wright a voulu aller plus loin dans cette affaire, il n’a pas pu poursuivre son action comme prévu.

Levez également le pied sur le dossier de Mamadi Doumbouya de l’ARPT. Des poursuites avaient été engagées par Charles Wright, mais jusqu’à aujourd’hui, elles n’ont toujours pas été transmises à l’ORDEF .

Levez le pied sur le dossier de Rose Pola, Ousmane Gaoual et sur les autres dossiers que nous suivons et dont nous détenons les éléments.

Qu’en est-il du scandale de détournement à la Banque centrale ?

Parce que la lutte contre la corruption ne peut pas fonctionner à deux vitesses : rapide lorsqu’il s’agit de certains, lente ou complètement bloquée lorsqu’elle s’approche d’autres personnes.

Je vais même plus loin : le jour où le président laissera réellement les mains libres à Charles Wright pour lutter contre la corruption, sans intervention et sans protection, en un mois seulement, une bonne partie des ministres et directeurs deviendront des clients de Coyah.

Voilà pourquoi les discours ne suffisent plus.

Je vous croirai lorsque ces dossiers avanceront à la même vitesse que les autres.

La lutte contre la corruption ne se mesure pas à la puissance des discours, mais à la capacité de la justice à poursuivre tout le monde avec la même détermination, sans regarder le nom, la fonction ou la proximité avec le pouvoir.

Vous êtes sur la bonne voie, et je vous encourage à continuer sur ce chemin sans fléchir. En espérant que ce réveil ne sera pas qu’un feu de paille.

Votre cher neveu, Gbassikolo.
Abdoul Latif Diallo
Journaliste d’investigation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *