Patrimoine mondial de l’UNESCO : le Gouvernement accélère le processus d’inscription du massif du Fouta-Djallon

 30 août 2026

Patrimoine mondial de l’UNESCO : le Gouvernement accélère le processus d’inscription du massif du Fouta-Djallon

Conakry, 30 août (Infosbruts.com) — Le Gouvernement guinéen veut donner un nouvel élan au processus d’inscription du massif du Fouta-Djallon sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans cette dynamique, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, accompagné de plusieurs membres du Gouvernement, a été reçu en audience par le Premier ministre Amadou Oury Bahafin de faire le point sur l’état d’avancement du dossier.

Cette rencontre traduit la volonté des autorités de faire de la reconnaissance internationale du Fouta-Djallon une priorité et d’accélérer les différentes étapes nécessaires à la finalisation du processus.

À l’issue de l’audience, le ministre Fassou Théa a indiqué que le chef du Gouvernement souhaitait disposer d’une évaluation précise des avancées enregistrées, mais également des actions qui restent à accomplir pour permettre au dossier d’aboutir.

Le processus d’inscription du massif du Fouta-Djallon est engagé depuis plusieurs années. Pour le ministre de l’Environnement, l’attention accordée aujourd’hui à ce dossier s’explique notamment par la valeur exceptionnelle de ce territoire, aussi bien sur le plan naturel que culturel.

Au-delà de ses paysages et de sa biodiversité, le massif occupe une place stratégique dans l’équilibre écologique de l’Afrique de l’Ouest. Souvent présenté comme le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », le Fouta-Djallon constitue une importante zone de naissance et d’alimentation de plusieurs cours d’eau qui traversent la Guinée et alimentent une partie de la sous-région.

Son influence hydrographique dépasse ainsi largement les frontières guinéennes. La préservation de cet espace apparaît dès lors comme un enjeu à la fois environnemental, économique, culturel et régional.

Pour les autorités guinéennes, une éventuelle inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO permettrait de renforcer la reconnaissance internationale de la valeur universelle du massif et de contribuer davantage à sa protection et à sa valorisation.

Elle pourrait également offrir de nouvelles perspectives en matière de préservation des écosystèmes, de développement du tourisme, de promotion du patrimoine culturel et de mobilisation de partenariats autour de la conservation du massif.

Le ministre Fassou Théa a assuré que le Gouvernement entend poursuivre les efforts nécessaires pour faire avancer le dossier jusqu’à son aboutissement.

Cette volonté s’inscrit dans une démarche plus large de protection du patrimoine naturel guinéen, alors que les pressions exercées sur les écosystèmes, notamment la déforestation, l’exploitation des ressources naturelles et les effets du changement climatique, constituent des défis importants pour l’avenir du massif.

L’accélération du processus d’inscription du Fouta-Djallon au patrimoine mondial représente donc, pour les autorités, une opportunité de mieux protéger un espace dont l’importance dépasse le seul territoire guinéen.

Reste désormais à franchir les différentes étapes techniques et institutionnelles nécessaires avant une éventuelle décision de l’UNESCO.

Marie Youla

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