
Boffa, capitale culturelle de la Basse-Guinée les 26, 27 et 28 novembre
Les 26, 27 et 28 novembre prochains, les regards seront tournés vers Boffa, ville historique du littoral guinéen, qui s’apprête à devenir, le temps de quelques jours, la capitale culturelle de la Basse-Guinée à l’occasion du Festival du Rio Pongo.
Bien plus qu’un simple rendez-vous culturel, cet événement ambitionne de mettre en lumière l’histoire, le patrimoine, les traditions et les potentialités économiques d’une région qui occupe une place singulière dans l’histoire de la Guinée.
Boffa est en effet une ville chargée d’histoire. Considérée comme l’un des berceaux de la civilisation guinéenne, elle incarne également un remarquable symbole de cohabitation religieuse entre l’islam et le christianisme. La ville accueille notamment un important lieu de pèlerinage chrétien, témoignant de la profondeur de son patrimoine spirituel et de la diversité de son identité.
À cette richesse culturelle et religieuse s’ajoute un potentiel économique considérable. Boffa est aujourd’hui au cœur d’une importante zone d’exploitation de la bauxite, faisant de cette préfecture un territoire stratégique pour l’économie nationale. Cette réalité économique constitue une opportunité majeure pour penser le développement local, la création d’emplois et la valorisation des ressources et du patrimoine de la région.
C’est dans ce contexte que le Festival du Rio Pongo prend toute sa dimension. L’ambition est de faire de la culture un véritable levier de développement, en créant un espace de rencontre entre les populations, les acteurs culturels, les opérateurs économiques, les autorités, les jeunes et la diaspora.
Daniel Sadaby Soumah, un engagement au service de Boffa
Derrière cette dynamique se trouve un homme dont l’engagement en faveur de sa terre natale mérite d’être souligné : Daniel Sadaby Soumah.
Natif de Boffa et profondément attaché à sa région, il porte la conviction que l’avenir de cette partie de la Guinée passe aussi par la valorisation de son identité, de son histoire et de son patrimoine. Face aux nombreux défis liés à l’organisation d’un événement d’une telle portée, il n’a ménagé aucun effort pour contribuer à sa réussite.
Son engagement traduit une vision : faire du patrimoine culturel un moteur de développement et de rayonnement pour Boffa et, au-delà, pour toute la Basse-Guinée.
À travers le Festival du Rio Pongo, Daniel Sadaby Soumah entend ainsi contribuer à la consolidation d’un héritage transmis de génération en génération, tout en ouvrant une nouvelle perspective pour la jeunesse et les communautés locales.
Un héritage à préserver, un avenir à construire
Le Festival du Rio Pongo apparaît donc comme une invitation à redécouvrir Boffa, mais aussi à réfléchir à son avenir. Car préserver un patrimoine ne signifie pas seulement regarder vers le passé : c’est également donner aux générations futures les moyens de s’approprier leur histoire et d’en faire une force pour construire leur avenir.
Les 26, 27 et 28 novembre, Boffa ne sera donc pas seulement une ville en fête. Elle sera une vitrine de la richesse culturelle, historique, spirituelle et économique de la Basse-Guinée.
Le défi est désormais collectif : faire de cet héritage une force durable, capable de rapprocher les communautés, de promouvoir la culture, de stimuler les initiatives économiques et de renforcer l’attractivité de Boffa.
Avec le Festival du Rio Pongo, Boffa écrit une nouvelle page de son histoire. Et Daniel Sadaby Soumah entend y apporter sa pierre, avec la conviction qu’un peuple qui valorise son patrimoine se donne aussi les moyens de construire son avenir.

HON Youssouf Camara
