Guinée : Antonio le seul homme de la situation capable de mettre fin à la crise à la Feguifoot

Antonio Souaré, le seul sauveur du football guinéen ?

Dans un football guinéen marqué depuis plusieurs années par les crises, les divisions et les difficultés de gouvernance, une question mérite d’être posée : qui possède aujourd’hui l’expérience, le réseau et la capacité nécessaires pour ramener durablement la sérénité et relancer notre football ?

Pour beaucoup d’observateurs, le nom de Mamadou Antonio Souaré s’impose naturellement.

Loin d’être un simple homme d’affaires attiré par le football, Antonio Souaré est un dirigeant qui a consacré une partie importante de son parcours au développement de cette discipline en Guinée et sur le continent africain.

1. Un homme capable de contribuer à mettre fin aux crises

Le premier argument en faveur d’Antonio Souaré est son expérience dans la gestion des périodes difficiles.

Lorsqu’il arrive à la tête de la FEGUIFOOT en 2017, le football guinéen sort d’une importante période de crise. Il est alors élu président de la Fédération avec 62 voix contre 2, dans un contexte où les acteurs recherchaient une sortie de crise et une nouvelle dynamique. (Accentguinee⁠)

Son expérience de dirigeant lui donne aujourd’hui un avantage important : il connaît les mécanismes des crises du football guinéen, leurs origines, leurs acteurs et leurs conséquences.

Dans un contexte où le football national a besoin de rassemblement, il ne suffit donc pas d’avoir des ambitions. Il faut également connaître les réalités du terrain et savoir dialoguer avec les différentes composantes de la famille du football.

2. Un véritable connaisseur du football guinéen

Antonio Souaré possède une connaissance du football guinéen construite sur plusieurs années.

Avant même son passage à la FEGUIFOOT, il s’est imposé dans la gestion du Horoya AC, dont il prend la présidence en 2012. Il a également dirigé la Ligue Guinéenne de Football Professionnel avant d’être élu à la tête de la Fédération en 2017. (SAMGBM⁠)

Cette succession de responsabilités lui a permis de connaître le football guinéen à plusieurs niveaux : club, championnat professionnel, fédération et compétitions internationales.

Son passage à la FEGUIFOOT de 2017 à 2021 constitue notamment une expérience supplémentaire dans la gestion de l’institution faîtière du football national. (SAMGBM⁠)

Autrement dit, Antonio Souaré ne découvrirait pas le football guinéen en arrivant à ses responsabilités. Il en connaît les réalités, les forces, les faiblesses et les acteurs.

3. Un réseau continental et international construit au fil des années

Dans le football moderne, l’influence d’une fédération ne se limite pas à ses frontières nationales.

Il faut être capable de défendre les intérêts du pays auprès des grandes instances internationales, de comprendre leur fonctionnement et de disposer d’un réseau permettant de porter les dossiers guinéens.

Sur ce terrain également, Antonio Souaré dispose d’une expérience significative.

Il a été membre de la Commission du Statut du Joueur de la FIFA et a également occupé la présidence de la WAFU Zone A, tandis que les archives de la WAFU mentionnent également sa participation à une commission de la CAF liée aux compétitions interclubs et aux licences. (SAMGBM⁠)

La CAF indique par ailleurs qu’Antonio Souaré a occupé la présidence de la Zone Ouest A jusqu’en décembre 2021. (Confédération Africaine de Football⁠)

Cette expérience continentale constitue un atout : un dirigeant qui connaît les rouages de la CAF, de la FIFA et du football ouest-africain peut mieux défendre les intérêts du football guinéen.

4. Un passionné qui a investi dans la formation de la jeunesse

L’un des arguments les plus forts en faveur d’Antonio Souaré reste peut-être son investissement dans la formation.

Avec l’Académie de Football Antonio Souaré (AFAS), il a voulu créer une véritable structure destinée à détecter et former les jeunes talents guinéens. L’académie a été pensée comme un centre de formation de haut niveau, avec une approche associant formation sportive, discipline et éducation.

Le projet ne se limite d’ailleurs pas à alimenter un seul club. La présentation de l’académie explique son ambition de détecter les talents provenant des différentes régions de la Guinée et de les préparer au football professionnel.

C’est une vision essentielle pour l’avenir du football guinéen.

Car le véritable développement du football ne peut pas reposer uniquement sur les résultats de l’équipe nationale ou sur les compétitions de clubs. Il doit commencer par la formation des jeunes.

L’AFAS symbolise donc une volonté de construire sur le long terme : détecter, former, encadrer et donner aux jeunes Guinéens les moyens de devenir les futurs joueurs de haut niveau.

Antonio Souaré, une expérience à mettre au service du rassemblement

Aujourd’hui, le football guinéen a moins besoin de nouvelles querelles que d’une véritable capacité de rassemblement.

Il a besoin d’un dirigeant capable de comprendre les différents acteurs, de dialoguer avec eux, de défendre les intérêts de la Guinée à l’extérieur et surtout de bâtir une vision à long terme.

Antonio Souaré possède plusieurs de ces atouts : l’expérience d’un dirigeant de club, celle d’un président de fédération, une connaissance des instances continentales et internationales, ainsi qu’un investissement concret dans la formation des jeunes.

Dire qu’il est « le seul sauveur » peut naturellement susciter le débat. Mais une chose est certaine : son expérience constitue un capital important pour le football guinéen.

La question n’est donc peut-être pas de savoir qui doit être présenté comme un « sauveur », mais plutôt de déterminer qui possède aujourd’hui l’expérience, la capacité de rassemblement, le réseau et la vision nécessaires pour sortir le football guinéen de ses crises et lui permettre de retrouver durablement sa place sur la scène africaine.

Et sur ce terrain, Antonio Souaré reste incontestablement l’un des profils les plus expérimentés du football guinéen.

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