
Des membres de la diaspora guinéenne ont manifesté mercredi à New York contre le président Mamadi Doumbouya, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Rassemblés sur la place Dag Hammarskjöld, les manifestants ont dénoncé la situation des droits humains en Guinée et accusé les autorités d’être responsables de disparitions et de meurtres présumés. Certains brandissaient des pancartes qualifiant le président guinéen de « dictateur ».
Les autorités guinéennes n’ont pas réagi publiquement à ces accusations.
Dans son discours devant la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, Mamadi Doumbouya a présenté les principales réformes et réalisations de son gouvernement, notamment dans les domaines institutionnel, économique et des infrastructures. Il n’a pas évoqué les accusations de violations des droits humains visant les autorités guinéennes.
Ces accusations interviennent notamment dans un contexte marqué par plusieurs disparitions. Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah, deux responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), sont portés disparus depuis juillet 2024.
Selon Amnesty International, ils ont été arrêtés le 9 juillet 2024 à Conakry et auraient ensuite été emmenés par des membres des forces spéciales. Les autorités guinéennes ont nié les détenir. Plus de deux ans après leur disparition, leur sort reste inconnu.
Le journaliste Habib Marouane Camara, responsable du site d’information Le Révélateur 224, est lui aussi porté disparu depuis décembre 2024. Amnesty International rapporte qu’il a été enlevé par des hommes en uniforme. Le parquet de Dixinn avait annoncé l’ouverture d’une enquête et décrit les faits comme une arrestation effectuée sans ordre des autorités compétentes.
BBC Afrique
