Guinée: Non à la répression, oui au respect des droits et libertés fondamentales.

GUINÉE : NON À LA RÉPRESSION, OUI AU RESPECT DES DROITS ET DES LIBERTÉS FONDAMENTALES

La révocation des passeports de Sékou KOUNDOUNO, chargé des stratégies du FNDC, et d’Ibrahima DIALLO, chargé des opérations, alors qu’ils séjournaient en Côte d’Ivoire à l’occasion des obsèques de l’ancien Premier ministre Sidya Touré, suscite de vives préoccupations.

Cet acte intervient quelques semaines après la révocation du passeport de l’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo, dans la capitale ivoirienne, alors qu’il effectuait un déplacement lié à sa participation à l’Assemblée générale des Nations unies, à laquelle il avait été invité.

Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes qui soulèvent de sérieuses questions quant au respect des droits fondamentaux et des libertés individuelles des acteurs politiques guinéens.

J’appelle les autorités guinéennes à faire preuve de responsabilité, à privilégier le dialogue et à œuvrer à l’apaisement du climat politique national. La violence, la répression et les mesures de restriction des libertés ne peuvent constituer des solutions durables aux divergences politiques. Il est essentiel de comprendre que tout pouvoir est éphémère, tandis que les principes de justice, de démocratie et de respect des droits humains doivent demeurer.

J’interpelle également la communauté internationale ainsi que les partenaires de la Guinée à faire du respect des droits humains, des libertés fondamentales et des principes démocratiques des exigences essentielles dans leurs relations de coopération avec les autorités guinéennes.

Depuis l’arrivée de la junte militaire au pouvoir en Guinée, il y a cinq ans, le bilan en matière de répression des acteurs politiques et de la société civile suscite de profondes inquiétudes. Cette situation appelle une attention accrue de la communauté internationale et des mesures concrètes en faveur de la protection des libertés fondamentales.

La Guinée a besoin de paix, de justice, de démocratie et de réconciliation nationale, et non d’une escalade des tensions politiques.

Le respect des droits humains n’est ni une faveur ni un privilège : c’est une exigence fondamentale qui doit s’imposer à tous, quelles que soient les circonstances.

Pour une Guinée libre, démocratique et respectueuse des droits de tous les citoyens !

Youssouf Camara

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