Attaque et contre- attaque entre les compagnons du GMD.

ATTAQUE ET CONTRE-ATTAQUE ENTRE COMPAGNONS DE ROUTE.

Dans une lutte fratricide, il est souvent de coutume que le linge sale se lave en public ; sinon, on ne parlerait pas de lutte fratricide.

C’est ce qui fut le cas suite à l’attaque du président du CNT contre les candidats dits inexpérimentés et la contre-attaque de son compagnon, l’ex ministre de la Jeunesse et des Sports.

Souvenez-vous, il y a quelques jours, Dr Dansa Kourouma disait lors d’un meeting, je cite : « les pays les plus stables au monde sont confiés à des personnes expérimentées et non à des stagiaires.» Fin de citation.

Cette déclaration sonne comme un avertissement ou une menace à l’éndroit de celles et ceux qui n’ont pas siégé au CNT.
Selon Docteur Kourouma, ils ne sont pas assez outillés pour briguer des sièges dans la future Assemblée nationale.

De mon point de vue, docteur Dansa a plus tiré sur celles et ceux qui sont au sommet de l’État actuellement que sur les futurs députés qui seront issus de cette mascarade électorale ; mais bon, c’est connu déjà.

Par contre, le droit de réponse de l’ancien ministre de la Jeunesse est tout aussi laconique que mélancolique.
Pour cause, Monsieur Bogolan Haba s’abat sur le contenu de la nouvelle Constitution pour remettre en cause l’assertion de son compagnon du CNT, en ce qui concerne l’inexpérience et la jeunesse des candidats.

Il insinue par ailleurs que les femmes et les jeunes sont sollicités par « eux », donc le CNRD, lorsqu’il s’agit de battre campagne, de rouler à moto de gauche à droite à des fins de propagande, etc., et qu’en ce moment, le régime trouve que les jeunes et les femmes sont parfaitement légitimes et capables.

En revanche, lorsque les choses sérieuses commencent, les discours d’exclusion comme celui de Dansa Kourouma sortent des placards et visiblement, Bogolan Haba ne peut pas accepter cet état de fait… Car selon lui, la Constitution garantit à chaque citoyen âgé de 21 ans et plus le droit de briguer un siège à l’Assemblée.

Il poursuit, que ce citoyen ait la capacité de s’exprimer correctement dans la langue française ou non, la Constitution lui confère le droit de défendre ses projets en langue nationale en séance plénière. Bravo Monsieur Bogolan.

Par contre, je suis curieux de savoir où était passé votre « sens élevé » du respect des textes de loi pendant que le rouleau compresseur du parjure à été mis en marche pour écraser la charte de la transition ?

Signé : Abdourahamane Keita

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