
Droit de réponse à M. Siba Beavogui
J’ai lu avec une profonde tristesse les allégations que vous avez formulées à l’encontre de l’actuel maire de Matam, M. Alseny Marco Camara. À travers vos propos, je constate une volonté de nuire à la réputation d’un homme sans apporter d’éléments concrets pour étayer vos accusations.
Je souhaite donc exercer mon droit de réponse afin d’apporter quelques observations.
- Des accusations dépourvues de preuves
Vous qualifiez M. Alseny Marco Camara de « voleur » et affirmez qu’il aurait trahi la confiance de son ancien bienfaiteur, M. Mamadou Sankhon, ancien Directeur général du Port autonome de Conakry. Pourtant, vous ne produisez aucune preuve à l’appui de ces graves accusations.
En droit, il appartient à celui qui accuse d’apporter la preuve de ses allégations. En l’absence de tels éléments, vos propos relèvent davantage de l’affirmation que de la démonstration.
Si vous aviez réellement souhaité convaincre l’opinion publique, vous auriez présenté des faits vérifiables plutôt que des accusations non étayées. À défaut, beaucoup peuvent y voir une recherche de visibilité à travers une polémique visant une personnalité publique reconnue.
- Un parcours qui mérite d’être pris en considération
Depuis plus d’une décennie, M. Alseny Marco Camara évolue dans le monde des affaires. À ma connaissance, son parcours n’a pas été marqué par des condamnations judiciaires venant confirmer les accusations que vous portez contre lui.
Par ailleurs, les personnes que vous présentez comme étant en conflit ont été vues ensemble lors de la Marche de la paix à Forécariah. Les images de cet événement ont largement circulé, laissant penser que les rumeurs d’une rupture définitive entre ces deux personnalités ne correspondent pas à la réalité apparente.
- La gestion d’une commune est encadrée par la loi
Vous affirmez également que le budget communal de la mairie de Matam serait inévitablement dilapidé.
Or, la gestion financière d’une collectivité territoriale est encadrée par des règles strictes : élaboration et exécution du budget, respect de la nomenclature budgétaire, contrôles des organes compétents, notamment la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances.
Il est donc excessif de présumer, sans aucun élément objectif, qu’un maire détournera les ressources publiques. Une telle affirmation mérite d’être fondée sur des faits et non sur des suppositions.
Je vous invite à faire preuve de davantage de retenue et de responsabilité dans vos prises de parole publiques. La critique est légitime lorsqu’elle repose sur des faits établis. En revanche, les accusations graves doivent être accompagnées de preuves.
Le débat public mérite mieux que les invectives et les attaques personnelles. Il doit être guidé par le respect des personnes, la recherche de la vérité et l’intérêt général. Signé : Youssouf Camara citoyen de matam
