Mouhamed DIOUF27 Juin 2026, 12:40 2 min 25

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L’Alliance Pour la République (APR) a exprimé sa « profonde préoccupation » face à la proposition de révision constitutionnelle actuellement examinée en procédure d’urgence à l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué rendu public, le parti estime que cette réforme « ne répond à aucune urgence nationale », alors que les Sénégalais feraient face à une dégradation de leurs conditions de vie, marquée notamment par la vie chère, le chômage et des difficultés économiques persistantes.
Selon l’APR, le texte en discussion ne constitue pas une réponse aux préoccupations des populations, mais s’apparenterait plutôt à un « rafistolage constitutionnel » visant des équilibres politiques au sommet de l’État.
Le parti dénonce également ce qu’il qualifie de « recul démocratique », estimant que la réforme affaiblit plusieurs acquis institutionnels. Il cite notamment la suppression du statut constitutionnel de l’opposition, l’instauration d’un exécutif jugé « confus » ainsi que l’émergence d’un parlementarisme considéré comme déséquilibré
L’APR estime en outre que la réforme fragilise les prérogatives du président de la République sans clarifier le nouvel équilibre des pouvoirs, ce qui pourrait, selon elle, ouvrir la voie à de futures crises institutionnelles. Le parti regrette également l’absence de réponses sur l’indépendance de la justice et le renforcement de l’État de droit.
Sur le plan politique, l’APR juge qu’une réforme de cette ampleur ne devrait pas être adoptée par la seule majorité parlementaire. Elle rappelle que la Constitution constitue le « pacte fondamental de la Nation » et appelle à soumettre toute révision majeure au peuple par voie référendaire.
En conséquence, l’Alliance Pour la République exige le retrait immédiat du texte et appelle les forces vives de la Nation à se mobiliser pour défendre les acquis démocratiques. Le parti estime que les priorités du pays doivent rester la relance économique, la protection du pouvoir d’achat, la création d’emplois et le renforcement de l’État de droit.
