septembre 24, 2026

Au-delà du bilan institutionnel et économique présenté pour la Guinée, le Chef de l’État Mamadi Doumbouya a consacré une partie de son intervention à une réflexion plus large sur les modèles de gouvernance et les trajectoires de développement en Afrique.
Revenant sur son précédent passage devant l’Assemblée générale, le chef de l’État a rappelé sa critique des modèles qu’il jugeait insuffisamment adaptés aux réalités africaines.
«Il y a trois ans, depuis cette même tribune, j’avais tenu, avec la franchise que mon pays et notre continent doivent à ce monde, un discours de vérité. J’avais dit que le modèle de gouvernance importé, sans adaptation, sur notre continent, peinait à porter les fruits attendus par nos populations. Je le maintiens.»
Cette fois, Mamadi Doumbouya dit vouloir mettre en avant l’expérience guinéenne et les choix opérés par le pays. Son argument central repose sur l’adaptation des modèles aux réalités propres à chaque nation.
«L’expérience guinéenne récente m’autorise, avec respect, à formuler une conviction: lorsque les modèles de gouvernance sont adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque nation, plutôt qu’importés sans discernement, le développement s’accélère.»
Le président guinéen a ensuite élargi son propos à l’Afrique, en citant notamment l’expérience de certains pays d’Asie et du Proche-Orient.
«Ils n’ont pas attendu qu’un modèle extérieur leur soit validé pour bâtir leur prospérité. Ils ont su s’inspirer de l’expérience universelle tout en l’adaptant à leur propre génie national. En une génération, ils ont accompli ce que d’autres ont mis un siècle à réaliser.»
Cette affirmation de la souveraineté, précise toutefois le chef de l’État, ne signifie pas une volonté de rupture avec la communauté internationale.
«Ce n’est pas un rejet du monde ni de la coopération internationale, bien au contraire. C’est un appel à un partenariat renouvelé, respectueux de la souveraineté de chaque nation, fondé sur la co-construction gagnant-gagnant, plutôt que sur des schémas préétablis qui ignorent nos réalités.»
En conclusion de cette partie, Mamadi Doumbouya a réaffirmé la disponibilité de la Guinée à travailler avec l’ensemble de ses partenaires, tout en revendiquant la maîtrise de ses propres choix.
«La République de Guinée, pour sa part, reste et restera un partenaire fiable, ouvert et engagé envers l’ensemble de la communauté internationale, dans le respect mutuel des souverainetés.»
Ce volet du discours aura ainsi placé la souveraineté, l’adaptation des modèles de gouvernance et la redéfinition des partenariats internationaux au cœur du message porté par la Guinée à la tribune des Nations Unies.
Guineactuplus
