
De la société civile au sommet des institutions de la République, le parcours d’un homme dont l’ambition politique suscite de plus en plus d’attention.
Certains parcours politiques se construisent dans le temps, au fil des responsabilités, des épreuves et des engagements. Celui du Dr Dansa Kourouma s’inscrit dans cette dynamique.
De son engagement au sein de la société civile à la présidence du Conseil national de la Transition (CNT), puis à celle de l’Assemblée nationale, il a franchi plusieurs étapes majeures de la vie institutionnelle guinéenne.
Le 17 juillet 2026, il a été élu président de l’Assemblée nationale, à l’ouverture de la première législature de la Cinquième République. Cette élection constitue une nouvelle étape importante dans son parcours politique.

UN PARCOURS MARQUÉ PAR L’ENGAGEMENT ET LES RESPONSABILITÉS
Avant d’accéder aux plus hautes fonctions parlementaires, le Dr Dansa Kourouma s’est fait connaître par son engagement dans la société civile. Cette expérience lui a permis de participer aux débats sur la gouvernance, la citoyenneté et les réformes institutionnelles.
À la tête du CNT, il a dirigé une institution appelée à accompagner la Guinée dans une période de transition politique particulièrement importante.
Son passage à la tête de cette institution a été marqué par plusieurs chantiers majeurs : l’élaboration d’un projet de nouvelle Constitution, l’examen de textes législatifs, la modernisation de l’administration parlementaire et le renforcement des relations avec les institutions parlementaires internationales.
LA CONSTITUTION, UN CHANTIER MAJEUR DE LA TRANSITION
Parmi les dossiers les plus importants conduits sous sa présidence figure le processus d’élaboration de la nouvelle Constitution.
Ce processus a été précédé de consultations organisées dans les 33 préfectures du pays ainsi que dans les communes de Conakry. Des rencontres et débats ont également été organisés afin de recueillir les préoccupations des citoyens et de faire connaître les orientations du projet constitutionnel.
Ces démarches ont constitué une étape importante dans le processus de refondation institutionnelle de la Guinée.
Il convient toutefois de distinguer la conduite institutionnelle de ce processus de la contribution individuelle de chaque acteur : l’élaboration d’une Constitution relève d’un travail collectif, auquel participent plusieurs institutions, experts et représentants de la société.

DES TEXTES LÉGISLATIFS AUX GRANDES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT
Le bilan institutionnel de son passage au CNT comprend également l’examen et l’adoption de nombreux textes législatifs.
Parmi les dossiers importants figurent le nouveau Code électoral, des lois organiques destinées à accompagner l’organisation des institutions, ainsi que des textes relatifs à la planification du développement national.
L’adoption de la Loi-Plan Simandou 2040 et de la Loi de programmation 2026-2030 figure également parmi les dossiers stratégiques mentionnés dans le bilan de cette période.
Ces textes s’inscrivent dans une réflexion plus large sur les orientations économiques, les infrastructures et le développement à long terme de la Guinée. Leur portée réelle devra naturellement être appréciée à travers leur mise en œuvre et leurs effets concrets sur les conditions de vie des populations.
LA MODERNISATION DU PARLEMENT, UN AUTRE AXE DU BILAN
Sous la présidence du Dr Dansa Kourouma au CNT, plusieurs initiatives ont concerné le fonctionnement de l’institution parlementaire.
Parmi elles figurent la relance de la Radio parlementaire sur la fréquence 107.5 FM et la création de Parlement TV, destinées à renforcer la diffusion des travaux parlementaires et l’accès des citoyens à l’information institutionnelle.
Des réformes administratives ont également été engagées, notamment l’assainissement du fichier du personnel et la bancarisation des salaires des fonctionnaires parlementaires.
Le projet de construction d’un nouveau siège parlementaire constitue, lui aussi, un chantier important pour l’avenir des institutions guinéennes. Il reste cependant essentiel de distinguer les projets engagés des réalisations achevées.
UNE PRÉSENCE RENFORCÉE SUR LA SCÈNE PARLEMENTAIRE INTERNATIONALE
La diplomatie parlementaire a constitué un autre volet de son action institutionnelle.
Durant son passage au CNT, des relations ont été entretenues avec différentes organisations parlementaires, notamment le Parlement de la CEDEAO, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et l’Union interparlementaire.
Ces échanges participent au dialogue entre les institutions et à la représentation de la Guinée dans les espaces de coopération parlementaire régionale et internationale.

UN DESTIN PRÉSIDENTIEL ?
Comme le rappelle une formule souvent évoquée dans les réflexions sur les carrières politiques : « La fonction présidentielle est le terminus d’une carrière bien accomplie. »
Cette formule invite à réfléchir au chemin parcouru par les responsables publics, aux responsabilités qu’ils ont assumées et à l’héritage qu’ils souhaitent laisser à leur pays.
Le parcours du Dr Dansa Kourouma, de la société civile à la présidence des institutions parlementaires, alimente naturellement les discussions sur son avenir politique.
Mais une carrière institutionnelle, aussi importante soit-elle, ne suffit pas à établir qu’une destinée présidentielle serait acquise ou méritée. Une telle perspective dépend de nombreux facteurs : les aspirations des citoyens, le bilan réel des responsabilités exercées, la vision proposée pour le pays et les mécanismes constitutionnels qui encadrent l’accès à la magistrature suprême.
L’histoire politique de la Guinée reste en mouvement. Le temps, les actes et les résultats permettront de mesurer la portée du parcours de chaque acteur.
Pour le Dr Dansa Kourouma, une nouvelle page s’est ouverte à la tête de l’Assemblée nationale. Les attentes sont désormais à la hauteur des responsabilités exercées.
Car, au-delà des ambitions personnelles et des soutiens politiques, c’est la contribution durable au progrès de la Guinée qui constituera le véritable héritage d’un homme d’État.
Youssouf Camara communicant indépendant
