La Guinée : honorer notre histoire, construire notre avenir

La Guinée : honorer notre histoire, construire notre avenir

À l’approche du 2 octobre, date à laquelle la République de Guinée célèbre son indépendance, il est bon de nous arrêter un instant pour regarder notre histoire avec respect, lucidité et responsabilité.

Le 28 septembre 1958, le peuple de Guinée écrivait une page majeure de l’histoire africaine en choisissant la liberté. Le 2 octobre 1958, notre pays devenait indépendant, sous la conduite du président Ahmed Sékou Touré. Ce choix historique faisait de la Guinée l’un des pionniers des indépendances africaines.

Mais notre histoire est bien plus ancienne que la République. Elle est celle des grands empires et royaumes ouest-africains, de Kaya Manga Cissé de l’empire du Ghana, de Soumahoro Kanté de l’empire Sosso, de Soundiata Keïta à l’héritage du Mandingue, du Fouta-Djalon à l’épopée de Samory Touré, symbole de la résistance africaine à la conquête coloniale.

Nous devons connaître cette histoire, toute cette histoire.

La connaître pour en être fiers, mais aussi pour en tirer des leçons. La regarder sans haine, sans idolâtrie et sans volonté de réécrire le passé selon les intérêts du présent.

Car l’histoire d’un peuple ne devrait jamais devenir une arme contre ce même peuple.
De Sékou Touré à Lansana Conté, de Moussa Dadis Camara à Sékouba Konaté, d’Alpha Condé à Mamadi Doumbouya, chaque période de notre histoire a ses réalités, ses réussites, ses difficultés et ses enseignements. Les générations futures auront le devoir d’étudier ces différentes étapes avec rigueur et honnêteté.

Notre devoir, aujourd’hui, n’est pas de nier ce que nos devanciers ont accompli. Il est de reconnaître leurs efforts et d’avoir l’ambition de faire mieux qu’eux.

C’est ainsi que les nations progressent.
Nous avons reçu un héritage politique, culturel et humain considérable. À notre génération désormais de transmettre à la suivante une Guinée plus forte, plus juste, plus unie et plus prospère.

Notre diversité ne doit pas être une faiblesse. Elle est une richesse. Malinkés, Peuls, Soussous, Kissiens, Guerzés, Tomas, Kpèlès, Bassaris, Bagas, Landoumas, Nalous et toutes les autres composantes de notre nation ont une histoire commune à préserver et un avenir commun à construire.

Nous sommes les héritiers d’un grand peuple africain : un peuple qui a résisté, qui a osé, qui s’est tenu debout.

Alors, en cette veille de notre fête nationale, posons-nous une question simple :
Que laisserons-nous, à notre tour, à ceux qui viendront après nous ?

C’est peut-être là le plus bel hommage que nous puissions rendre à nos devanciers : ne pas seulement parler de leur grandeur, mais être capables de construire une œuvre dont nos enfants seront fiers.

Notre passé est notre mémoire.
Notre présent est notre responsabilité.
Notre avenir est notre devoir.

Bonne fête de l’Indépendance à toutes les Guinéennes et à tous les Guinéens.

Que Dieu bénisse la Guinée et son peuple. 🇬🇳

Soninké Diané
Citoyen

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